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 Le Siècle des Lumières

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Florian
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MessageSujet: Le Siècle des Lumières   Dim 22 Juin 2008 - 2:46

Siècle des Lumières

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.


Le siècle des Lumières tire son nom du mouvement intellectuel, culturel et scientifique aux multiples manifestations connues sous le nom de Lumières. Il est souvent utilisé dans la littérature historique comme synonyme de XVIIIème siècle européen.

La Glorieuse Révolution de 1688 peut en constituer le premier jalon et dans l’historiographie française, la fin de règne de Louis XIV est souvent retenue. La Révolution française a longtemps été vue comme et son achèvement et son accomplissement mais certains historiens, au regard des objets étudiés, privilégient une chronologie haute (1670 - 1820). Cependant, plus thématique que chronologique, la notion de siècle des Lumières est définie par un ensemble d’objets, de courants de pensée et d’acteurs historiques. Dans le domaine des arts plastiques, il couvre la transition entre les périodes classique, rococo et néo-classique, et musicalement, il couvre les périodes baroque et classique.

La fortune de l’expression provient d’emblée de son utilisation massive par les contemporains. Au-delà, le développement et l’affirmation de l'histoire culturelle et sociale depuis les années 1970, a favorisé l’usage d’une expression commode en ce qu’elle permet de penser les recherches dix-huitiémistes de façon transversale et internationale en multipliant les objets et en dépassant les cadres nationaux.



Jacques-Louis David, Antoine de Lavoisier
et son épouse
, 1788, Metropolitan Museum
of Art
, New-York.


Significations usuelles

Siècle des Lumières? Le siècle se veut éclairé par la lumière métaphorique des connaissances - et non plus l’illumination divine, «émanation de l’absolu», utilisé exclusivement au singulier - acquises par l’expérience et l’enseignement du passé. Elle suggère aussi, une vision manichéenne du monde, où l’«homme éclairé» s’oppose à la masse de ceux restés dans les ténèbres. La formule a donc bien tant une dimension sociale qu’une dimension spatiale. Sous la plume des philosophes, les Lumières désignent par métonymie les élites européennes ouvertes aux nouveautés, une « République des Lettres éclairées ». On trouve, dès les années 1670, la mention de «siècle éclairé» dans certains écrits historiques ou philosophiques relatant les expériences et les progrès scientifiques du temps. L’inflexion anticléricale et combative que prend la philosophie des Lumières dans les années 1750 devait marquer l’expression. Dans la France prérévolutionnaire, la formule est consacrée par les représentants des Lumières puis par les révolutionnaires eux-mêmes. L’historiographie a retenu l’expression : «Le siècle des Lumières : siècle un, profondément, mais combien divers. La raison éclaire tous les hommes, elle est la lumière, ou plus précisément, ne s’agissant pas d’un rayon, mais d’un faisceau, les Lumières.»


Les traits dominants de la première modernité

«Vers
la fin du siècle, quelques ombres se mêlèrent à tant d’éclat. Louis
XIV, vieillissant, n’était plus heureux. L’Angleterre se dégagea des
rayons de la France et brilla de sa propre lumière; de grands esprits
s’élevèrent dans son sein. [...] et cependant Locke posait les bornes
de l’esprit humain; Newton trouvait la nature de la lumière et la loi
de l’univers.»
— Rivarol, Discours sur l’Universalité de la langue française
XVIIème siècleLe siècle des Lumières est marqué par une vision renouvelée et élargie du monde héritée de questionnements, parfois angoissés, du dernier quart du. Six traits marquants d’une pensée moderne s’y affirment et peuvent être retenus:

  • la primauté de l'esprit scientifique sur la Providence dont la révolution newtonienne est l’illustration la plus marquante;
  • la réflexion politique marquée par la théorie contractuelle, influencée par les travaux de John Locke;
  • les progrès de l'esprit critique à l’œuvre, pour exemple, dans le Dictionnaire historique et critique (1697) de Pierre Bayle et la critique lockienne des idées innées;
  • une première désacralisation de la monarchie dont les Dialogues du baron Louis de La Hontan (1710) sont l’une des manifestations;
  • l’affirmation de l’idée de tolérance dans une Europe marquée par les divisions religieuses dont l'œuvre de Lessing, Nathan le Sage est une illustration;
  • le déisme.

Ces champs de réflexion précurseurs, qui allaient former le socle de la Philosophie des Lumières, traversent le siècle et influencent de nombreux domaines, à l’instar de l'économie politique. L’idée de progrès vient couronner tous ses traits dominants et les synthétiser dans les ouvrages de Nicolas de Condorcet - Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain - ou de Louis-Sébastien Mercier - L'an 2440, rêve s'il en fut jamais.


Les combats des Lumières

Les partisans des Lumières sont les acteurs de nombreux combats nés de l'«usage public de sa raison dans tous les domaines». Ces causes célèbres ont permis une mise en perspectives des lois et des coutumes d’Europe et ont ainsi opéré une révolution sociologique et ouvert la brèche à l’anthropologie politique. Le dépaysement est central dans cette démarche et le Persan et ses avatars - l’espion chinois, juif ou turc - peut apparaître comme un symbole de cet effort de tolérance.

Les philosophes ne se contentent pas d’écrire. Ils se mettent aussi personnellement en cause, au risque d’être arrêtés, emprisonnés. Diderot consacre plus de vingt ans de sa vie à la publication de l'Encyclopédie, énorme dictionnaire de 28 volumes de texte et de 11 volumes d’illustrations consacré à toutes les formes de la connaissances et des sciences. Tous les écrivains et les savants du siècle participent à la rédaction des articles de l’Encyclopédie, dont la publication s’étend de 1751 à 1772. Accusé de propager des idées dangereuses, Diderot est emprisonné pendant plusieurs mois. Les travaux du juriste Beccaria, lui-même influencé par Montesquieu, trouvent leur retentissement dans les affaires Calas et Sirven, où sont affirmées la nécessaire abolition de la question et les limites du pouvoir exécutif. Le procès du chevalier de la Barre inspire à nombre de penseurs une réflexion sur la liberté de conscience.


Sciences et savants à l’âge des Lumières
« Des espaces publics critiques »

«S’il
est un point d’accord entre partisans et adversaires des Lumières,
c’est bien la certitude que les idées ont une force et que les livres
changent le monde »
— Michel Delon, « Subversion littéraire, subversion politique: des Lumières à la Révolution»


Gravure représentant l'Académie Des Sciences, 1698.

À la faveur de ces évolutions apparaissent des formes de sociabilités nouvelles ou se diffusent les Lumières, entretenues par relations privées et quelquefois par le mécénat d’État. L’Europe des Lumières a ainsi ses lieux privilégiés : cénacles des grandes villes thermales, cours des capitales européennes, chambres de lectures, théâtres, opéras, cabinets de curiosité, salons littéraires et salons artistiques, voire salons de physique à l’instar de celui animé par l’abbé Jean Antoine Nollet, Académies, loges maçonniques, cafés mondains, clubs à l’anglaise ou “bouges” où se rencontre la «Bohème littéraire». Dans ces cadres nouveaux ou renouvelés, les gens de lettres prennent le pouvoir de la critique et font vivre débats esthétiques, querelles littéraires, réflexions politiques.

Ces lieux où se croisent les anciennes et les nouvelles élites, les artistes sans fortune et leurs mécènes, les agents de l’État et les aventuriers, sont le creuset d’une communauté cosmopolite et hétérogène, faite d’entre soi et d’exclusion. Ils participent à l’affirmation d’une «sphère publique bourgeoise», faite d’affrontements et de spectacles, où se déroulent, et plus particulièrement dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, les grandes affaires et les «causes célèbres» (Mémoire judiciaire) prérévolutionnaires. Dans ces nouveaux espaces de libertés se manifeste un véritable engouement pour les affaires européennes et se développe l'anglomanie.

Dans le cadre français, les Lumières voient basculer dans les années 1750 leur centre de gravité de Versailles à Paris qui apparaît comme la nouvelle capitale intellectuelle et artistique, comme une capitale des Lumières. Ce brassage implique une redéfinition sociale de l’écrivain. Le phénomène se développe également en province, où magistrats et érudits locaux, gagnés par les Lumières, forment une classe sociale dirigeante aux nouvelles préoccupations.


Les Salons

C’est le lieu privilégié des intellectuels et des gens de lettres. On parlera alors du petit cénacle et du grand cénacle. Les salons permettaient l'échange des idées entre philosophes. Les salons étaient souvent "tenus" par des femmes lettrées, ayant des connaissances scientifiques, géographiques, etc... On les appelait les "précieuses".


Académies et sociétés littéraires

C’est essentiellement grâce à la création de l’académie française que la littérature et "la grammaire" ont connu un essor. En effet, des auteurs inconnus auparavant ont ainsi une occasion de se faire connaître de la haute société et de la classe des "intellectuels". Notons aussi que de nombreuses bourses ont été données pour aider et subventionner cette nouvelle classe d’intellectuels d’origine le plus souvent roturière.


Géographie des Lumières

Les Lumières se sont pensées comme un mouvement européen, international et si le français, qui a détrôné le latin comme langue «universelle» semble s'imposer comme le langage par excellence de la nouvelle «République des Lettres», l'homme des Lumières est avant tout un «cosmopolite», un «citoyen du monde» quand il n'est pas un apatride.


-Adapté de l'article original de Wikipédia par Florian

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«Allez, viens avec moi,
Nos cœurs à la lumière,
Les étoiles dans nos bras,
Et nos âmes en Enfer.»
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